La publicité sur les réseaux sociaux, test et retour d'expérience !
J’ai testé pour vous… la publicité (payante) sur les réseaux sociaux ! Au mois de décembre, j’ai mis quelques euros pour tenter de faire de la publicité sur les réseaux pour Ma-Webassistante.com. Je vous explique en quelques mots ce que j’en ai pensé et ce que j’en ai retiré ! Lire la suite...
Comment j’ai trouvé le nom de Ma-Webassistante.com ?
Aujourd’hui, Facebook m’a rappelé qu’il y a tout juste huit ans, j’ai trouvé le nom de cette entreprise qui allait devenir ma vie. Oui, Facebook permet de ne pas oublier certaines dates et, avouons-le, c’est parfois bien pratique ! C’est donc le 20 octobre 2009 que... Lire la suite...
Pour ne pas perdre sa vie à la gagner !
Autant vous le dire tout de suite, ce titre que je trouve fabuleux n’est pas de moi ! J’aurais tellement aimé y penser moi-même que je permets de l’utiliser, mais c’est en fait le sous-titre d’un livre coécrit par Annie THEBAUD-MONY, Philippe DAVEZIES, Laurent VOGEL,... Lire la suite...
Le député, le salarié, le chef d'entreprise et les justificatifs de dépense !
Cher Monsieur le Député Sébastien Huyghe, Vous avez été réélu pour la dernière législature qui a commencé il y a une quinzaine de jours. On n’a pas relevé votre présence très souvent depuis cette élection mais votre seule intervention en commission a fait le tour des réseaux sociaux ! Lire la suite...
Communiquer, une nouveauté pour les avocats !
Le 28 avait lieu à Rouen une intéressante conférence donnée par @DominiquePiau sur le thème de « La communication des avocats : faire sa publicité dans le respect des bonnes pratiques » à laquelle la très gentille @Palais_au a assisté et pour laquelle elle a eu la bonne idée de nous faire un petit... Lire la suite...
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Mar19Avr2016

Aujourd’hui (ça fait longtemps), je vais pousser un petit coup de gueule contre ces dépenses inutiles que les entreprises (enfin, mon entreprise en tout cas) doivent engager sur des obligations légales.

Je suis en entreprise individuelle, je n’ai pas de local puisque je travaille depuis mon domicile où je ne reçois pas de public, je n’ai pas de salarié… J’ai finalement peu de ces dépenses, mais c’est quand même rageant de devoir payer des services totalement inutiles juste parce qu’on y est obligé !

 

La Chambre de Métiers

Ma profession de secrétaire est considérée, depuis une dizaine d’années, comme une profession artisanale et non plus comme une profession libérale comme c’était le cas avant. Pourquoi ? Personne ne le sait vraiment, mais on peut supposer qu’il s’agit d’une méconnaissance par les institutions des diverses branches de mon métier.

Si certaines de mes collègues travaillent principalement sur site, chez des artisans, pour assurer le classement du courrier, la frappe des devis, la relance des factures impayées, etc., ce n’est pas le cas de toutes les secrétaires indépendantes. Et ce n’est pas mon cas !

En ce qui me concerne, mes clients sont des professions libérales. Mon organisation se rapproche bien plus de celle d’une profession libérale que de celle d’un artisan.

Mais je dépends de la Chambre de Métiers !

Du coup, lorsque je suis passée de l’autoentreprise à l’entreprise individuelle, j’ai dû payer des frais de chambre pour m’inscrire à cette fameuse Chambre de Métiers (191 €). J’ai d’ailleurs dû repayer des frais lorsque j’ai déménagé (80 € pour un changement d’adresse) !

Et à quoi me sert cette Chambre de Métiers ? Eh bien à rien en ce qui me concerne !

Les formations qu’elle propose s’adressent aux artisans. Les formations techniques tournent autour des métiers de bouche et de tous les autres métiers de l’artisanat. Les formations générales s’intéressent beaucoup à tout ce qui est comptabilité (logiciels EBP et CIEL pour les artisans), communication, gestion et management de salariés, etc.

Et si jamais une formation était susceptible de m’intéresser je serais regroupée avec un boulanger, un couvreur, un plombier et/ou un charcutier. Des gens certainement très intéressants, mais avec lesquels je n’ai pas grand-chose à échanger en termes de gestion d’entreprise !

Pourquoi les secrétaires indépendantes, quelles qu’elles soient, dépendent de la Chambre de Métiers ? Je n’en sais fichtre rien, mais certainement parce qu’à un moment donné, quelqu’un a décidé que les Chambre de Métiers avaient besoin d’argent et qu’on allait le prendre là !

Le CGA

Ils ont été créés par une loi de 1973 dite « loi Royer » et par la loi de finance de 1974. Les Centres de Gestion Agréés sont des associations créées par des experts-comptables ou des chambres consulaires dans le but d’apporter une assistance à la gestion et une sécurité fiscale. Depuis 2006, ces associations ont également une mission de prévention des difficultés économiques.

Bref, en théorie, ils doivent vous aider à gérer votre entreprise et garantir la fiabilité de vos comptes. En pratique, j’ai dû adhérer à un CGA dès l’an dernier, et à part leur facture et leur feuille de choux (trimestrielle, je crois), je n’ai jamais eu aucun contact avec eux.

Oui, alors, effectivement, l’adhésion à un Centre de Gestion Agréé n’est théoriquement pas obligatoire, je vous l’accorde ! Mais si vous n’adhérez pas à un CGA, vous paierez vos impôts sur le revenu sur 125 % de votre revenu ! Autant dire que c’est obligatoire dès que vous gagnez un peu d’argent, qui est quand même le but de n’importe quelle entreprise !

Dès mon passage en entreprise individuelle, j’ai pris un expert-comptable. D’abord, parce que la comptabilité n’est pas mon métier et que donc j’avais besoin d’un expert en la matière pour m’aider. Ensuite pour de simples questions de responsabilité ! Si quelque chose ne colle et mérite un redressement, j’aurais un responsable vers qui me retourner !

Mon expert-comptable a fait huit ans d’étude avant de passer l’examen final de l’expertise comptable qui est loin d’être une simple formalité puisqu’il comprend un cas pratique de 4h30, un QCM et une soutenance de mémoire !

Dans le cadre de sa mission de prévention fiscale le CGA va valider ma liasse fiscale et mes déclarations de TVA, ce que mon expert-comptable a forcément vérifié pour éditer le bilan. Et il va lui donner une petite tape sur la tête en lui disant : « C’est bien petit expert-comptable, tu as bien fait ton boulot ! »

C’est valorisant d’avoir fait huit années d’étude, avoir passé un examen assez difficile et voir son boulot vérifié par des organismes dont on ne connait pas les compétences des salariés !

Les CGA ont une deuxième mission : « La prévention économique ». Il s’agit globalement de dire à un chef d’entreprise que son entreprise va mal au vu de ses comptes.

Je vous rappelle que vous faites le bilan de l’année N au premier semestre de l’année N+1. Si au mois de mars de l’année N+1 vous n’avez pas compris que votre entreprise n’allait pas très bien, peut-être que vous n’étiez pas fait pour être chef d’entreprise.

Au moment où votre CGA va vous dire que ça ne va pas et qu’il faut prendre des mesures pour redresser la barre, il sera surement trop tard et le navire sera certainement déjà en train de prendre l’eau de manière très sérieuse !

D’autant que si vous avez un comptable, vous lui aurez envoyé régulièrement (je l’envoie tous les trois mois) votre comptabilité et il vous aura déjà prévenu !

Quel est l’intérêt d’obliger les entreprises qui ont un expert-comptable à dépenser encore 250 € pour disposer d’un organisme qui contrôle le travail dudit expert-comptable ?

Bref l’an dernier, j’ai dépensé un peu plus de 500 euros de manière totalement inutile ! Sous le prétexte de vouloir aider les entreprises, on les étrangle encore un peu plus…

J’aurais bien trouvé quelque chose d’utile à faire avec ces 500 euros, comme un petit week-end de vacances avec mon amoureux, par exemple !