Comment j’ai trouvé le nom de Ma-Webassistante.com ?
Aujourd’hui, Facebook m’a rappelé qu’il y a tout juste huit ans, j’ai trouvé le nom de cette entreprise qui allait devenir ma vie. Oui, Facebook permet de ne pas oublier certaines dates et, avouons-le, c’est parfois bien pratique ! C’est donc le 20 octobre 2009 que... Lire la suite...
Pour ne pas perdre sa vie à la gagner !
Autant vous le dire tout de suite, ce titre que je trouve fabuleux n’est pas de moi ! J’aurais tellement aimé y penser moi-même que je permets de l’utiliser, mais c’est en fait le sous-titre d’un livre coécrit par Annie THEBAUD-MONY, Philippe DAVEZIES, Laurent VOGEL,... Lire la suite...
Le député, le salarié, le chef d'entreprise et les justificatifs de dépense !
Cher Monsieur le Député Sébastien Huyghe, Vous avez été réélu pour la dernière législature qui a commencé il y a une quinzaine de jours. On n’a pas relevé votre présence très souvent depuis cette élection mais votre seule intervention en commission a fait le tour des réseaux sociaux ! Lire la suite...
Communiquer, une nouveauté pour les avocats !
Le 28 avait lieu à Rouen une intéressante conférence donnée par @DominiquePiau sur le thème de « La communication des avocats : faire sa publicité dans le respect des bonnes pratiques » à laquelle la très gentille @Palais_au a assisté et pour laquelle elle a eu la bonne idée de nous faire un petit... Lire la suite...
Ma-Webassistante.com a fait son lifting de printemps !
Vous l’avez certainement vu (et si vous ne l’avez pas, levez les yeux, vous le verrez !), MA-WEBASSISTANTE.COM a relooké son logo ! J’ai créé moi-même le premier (et précédent) logo de MA-WEBASSISTANTE.COM quand j’ai préparé la création de l’entreprise fin 2009. Cette année, j’ai décidé de... Lire la suite...
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Lun14Aoû2017

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Les morts de la guerre froide à l’île Longue

La dissuasion nucléaire, c’est ce qui nous aurait tous protégés de mourir dans les atroces souffrances d’une guerre ouverte pendant la guerre froide. Tous ? Sauf les ouvriers de l’île Longue chargés de monter les armes nucléaires, d’en assurer la maintenance et de les mettre en place dans les sous-marins – parfois à propulsion nucléaire – qui faisaient escale à Brest !

Longtemps, on les a assurés que ces ogives n’irradiaient « pas plus que le granit breton ». Ils cassaient la croûte, dans leur atelier nommé « la nef », assis entre deux ogives nucléaires, certains d’être en sécurité puisqu’on le leur avait certifié !

Mais en 1996, ils apprennent qu’en fait, les ogives rayonnent un peu plus que le granit breton ! Alors le chantier naval est arrêté pendant trois semaines et le personnel est formé et équipé de dosimètres. Notons que le dosimètre n’empêche pas d’être irradié, c’est juste que vous savez combien de millisieverts vous prenez !

À ce moment-là, un rapport a été établi par un contre-amiral venu à l’île Longue pour se rendre compte des conditions de travail de ces ouvriers. Mais le rapport a été classifié comme contenant des informations sur des armes toujours en service dans notre marine. Sa déclassification n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Puis, peu à peu, les anciens de ces ateliers tombent malades : cancers, cataractes, leucémies… Une bataille judiciaire s’engage alors pour la reconnaissance en maladie professionnelle et sur la faute inexcusable de l’employeur qui aurait dû mettre en place des procédures de surveillance, des formations et des équipements de protection.

Mais ce que vous ne savez certainement pas, c’est qu’en fonction de qui vous êtes et de votre métier, les doses acceptables de rayonnements ionisants ne sont pas les mêmes : 1 millisievert par an si vous êtes un pékin lambda. Mais le jour où le pékin se met à travailler sur des armes nucléaires en tant que pyrotechnicien, il peut aller jusqu’à 6 millisieverts par an, voire 18 millisieverts par an s’il travaille dans une centrale nucléaire EDF ! On finirait presque par croire qu’une fiche de paie EDF immunise contre les rayonnements ionisants !

Et puis, les rayonnements ionisants, on sait ce que fait à forte dose : ça détruit les cellules ! Aucun doute là-dessus, on ne peut pas nous le cacher, nous avons vu les dégâts des bombes larguées sur le Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Par contre, difficile de prédire l’effet de faibles doses, car ils arrivent bien après l’exposition. Du côté de l’employeur, on explique que les faibles doses ne sont pas responsables des maladies dont il est question. Mais certains scientifiques expliquent que ce n’est pas la dose qui fait le poison.

En attendant, les salariés de la dissuasion nucléaire meurent !

Pour en savoir plus :

Le résumé de la lutte selon l'Association Henri Pézerat

L'histoire racontée sur Bastamag

Les essais nucléaires également en cause, toujours sur Bastamag